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Vendre une voiture en Belgique : contrôle, Car-Pass, plaque
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En Belgique, l'acheteur ne repart pas avec les plaques du vendeur, et sans Car-Pass, il peut faire annuler la vente après coup. Qui le sait vend sans mauvaise surprise — et peut aussi dire à un acheteur du pays voisin ce qu'il doit apporter.
Ce qui est différent en Belgique
Pour qui vient d'Allemagne, la vente est une affaire entre deux personnes, dont on informe l'administration après coup. En Belgique, trois éléments s'imbriquent, qu'il faut connaître à l'avance : un contrôle technique lié à la vente, une attestation du kilométrage imposée par la loi et une plaque d'immatriculation qui — comme en Suisse — appartient au titulaire et non au véhicule.
S'y ajoute la structure fédérale du pays. L'immatriculation relève du niveau fédéral : la DIV, le service d'immatriculation du SPF Mobilité et Transports, tient le registre. Le contrôle technique, en revanche, relève des Régions — la Flandre, la Wallonie et Bruxelles le règlent chacune de leur côté, et elles le font désormais de manière différente. Qui vend en Belgique doit donc d'abord savoir quelle règle s'applique à sa vente.
La procédure elle-même reste simple : préparer le véhicule, rassembler les documents, conclure le contrat, retirer les plaques et mettre fin à sa propre immatriculation. L'acheteur immatricule le véhicule à son nom, en règle générale par l'intermédiaire de son assureur, et reçoit sa propre plaque. Ce n'est qu'ensuite que le véhicule quitte la cour.
Le contrôle avant la vente
Longtemps, la règle a valu pour toute la Belgique : une voiture d'occasion vendue de particulier à particulier doit passer, avant son immatriculation au nom de l'acheteur, le contrôle technique en vue de la vente (keuring voor verkoop en néerlandais). Le centre de contrôle ne vérifie pas seulement les freins et l'éclairage, mais aussi la concordance entre le véhicule et ses papiers. Sans cette attestation, l'immatriculation au nom du nouveau titulaire n'aboutit pas.
À Bruxelles et en Wallonie, ce contrôle reste obligatoire. La Flandre a décidé de le supprimer pour les achats réalisés en Belgique par des acheteurs domiciliés en Flandre ; il doit être maintenu pour les véhicules importés, et la transition se fait par étapes. Quelle version s'applique le jour de votre vente, n'importe quel centre de contrôle ou le Departement Mobiliteit en Openbare Werken de l'administration flamande vous le dira. Ne vous fiez pas à des guides plus anciens.
Des exceptions existent dans toutes les Régions. Elles concernent surtout la vente à un professionnel ou à une autre entreprise du secteur qui s'occupe elle-même du contrôle, ainsi que les véhicules qui ne seront plus du tout immatriculés, par exemple parce qu'ils partent en pièces détachées. Même là où le contrôle n'est pas obligatoire, il peut être utile : lors d'une vente entre particuliers, un rapport de contrôle récent est la meilleure réponse à la question de savoir si le véhicule a un problème.
Le Car-Pass
Le Car-Pass est un document émis par l'organisme sans but lucratif du même nom, qui collecte les kilométrages des véhicules belges. Les garages, marchands de pneus, centres de contrôle et professionnels de l'automobile déclarent le kilométrage lorsqu'ils interviennent sur un véhicule, et le Car-Pass imprime ces relevés avec leur date. C'est ainsi l'équivalent belge de l'enregistrement kilométrique néerlandais — mais avec une conséquence plus sévère.
Car quiconque vend un véhicule d'occasion immatriculé en Belgique doit remettre un Car-Pass à l'acheteur, y compris entre particuliers. S'il manque, l'acheteur peut faire déclarer la vente nulle en justice et réclamer son argent, même après coup. Un Car-Pass n'est valable que pour une durée limitée ; un exemplaire sorti d'un tiroir ne remplit pas l'obligation. En cas de vente à un professionnel, l'obligation ne s'applique pas — c'est alors lui qui devra un Car-Pass à son client.
Pour l'acheteur, le Car-Pass est plus qu'une formalité. Lisez-le comme une série de témoignages : les relevés augmentent-ils régulièrement, correspondent-ils au carnet d'entretien et à l'état des pédales, du volant et du siège conducteur ? Un long intervalle sans relevé ne prouve rien, mais mérite une question. Et un relevé inférieur à un précédent met fin à la discussion, jusqu'à ce que le vendeur puisse l'expliquer de façon convaincante.
La plaque appartient au titulaire
En Belgique, la plaque d'immatriculation est liée à la personne. Lors de la vente, vous dévissez les plaques et les gardez ; le véhicule quitte votre cour sans numéro. Cela paraît compliqué, mais c'est en réalité la solution la plus nette qui soit : une fois les plaques retirées, la question est réglée de savoir qui répond des amendes, des péages et des dommages sur le trajet de retour de l'acheteur.
Les plaques doivent ensuite avoir une destination. Soit vous reprenez le numéro sur votre prochain véhicule, soit vous faites radier l'immatriculation auprès de la DIV (radiation, schrapping en néerlandais). Tant que ce n'est pas fait, la taxe de circulation continue de courir à votre nom, et selon le contrat, l'assurance aussi, alors que le véhicule appartient depuis longtemps à quelqu'un d'autre. Par quelle voie la DIV accepte la radiation, c'est elle qui l'indique ; conservez le justificatif et envoyez-le à votre assureur.
Pour l'acheteur, cela signifie qu'il doit avoir réglé son immatriculation avant de déplacer le véhicule. La demande se fait électroniquement via le système WebDIV, en pratique le plus souvent par l'assureur qui établit la responsabilité civile, et la plaque arrive ensuite par la poste. C'est pourquoi beaucoup d'acheteurs paient, emportent les papiers et ne viennent chercher le véhicule qu'avec leur propre plaque. Indiquez dans le contrat pour quand cela doit être fait et qui supporte le risque tant que le véhicule reste chez vous.
Les papiers pour l'acheteur
Dans ses versions récentes, le certificat d'immatriculation belge se compose de deux parties, reconnaissables à un symbole : la partie I, avec la voiture, accompagne le véhicule ; la partie II, avec la maison, est la preuve que l'on conserve chez soi. L'acheteur a besoin des deux ; sans la partie II, il ne peut pas immatriculer le véhicule à son nom.
Le contrat de vente mérite un second regard, car en Belgique, acheteur et vendeur ne parlent souvent pas la même langue. Rédigez-le dans une langue que tous deux lisent sans difficulté et, si ce n'est pas la même, en version bilingue côte à côte. L'heure n'est pas un détail : elle sépare vos derniers kilomètres des premiers de l'acheteur.
L'ensemble constitue le dossier qui passe de main en main lors d'une vente entre particuliers. Préparez-le avant le rendez-vous et prévoyez des copies, au cas où l'acheteur voudrait vérifier à l'avance :
- Les deux parties du certificat d'immatriculation.
- Le certificat de conformité européen (COC, auparavant gelijkvormigheidsattest). Sans lui, toute immatriculation ultérieure devient une procédure à part entière.
- Le Car-Pass, valable le jour de la vente.
- Le rapport de contrôle — là où le contrôle avant la vente est obligatoire, le rapport de ce contrôle précisément.
- Le contrat de vente en deux exemplaires, avec la date, l'heure, le kilométrage, le numéro d'identification du véhicule et les coordonnées des deux parties.
- Le carnet d'entretien, les factures et toutes les clés.
Acheteurs venus de l'étranger
Un acheteur venant d'Allemagne, des Pays-Bas ou de France ne veut pas immatriculer le véhicule en Belgique, mais chez lui. Pour vous, cela change moins qu'on ne le pense : le Car-Pass, les deux parties du certificat d'immatriculation et le COC font quand même partie du dossier, et les plaques restent quand même chez vous. La nécessité du contrôle avant la vente dépend dans ce cas de la manière dont le véhicule quitte la Belgique ; selon les informations habituelles, il n'est pas obligatoire en cas de vente à l'exportation, puisque rien n'est transcrit en Belgique. En cas de doute, renseignez-vous auprès du centre de contrôle.
Pour passer la frontière, il existe trois voies. La DIV délivre, pour les véhicules exportés définitivement, une plaque de transit spécifique, dite plaque X ; peuvent notamment la demander les acheteurs qui ne résident pas en Belgique, avec une assurance prévue à cet effet et pour une durée limitée. Les documents exigés par la DIV sont indiqués par le SPF Mobilité et Transports. La deuxième voie est une remorque ou un camion de transport, la troisième une plaque de transfert ou d'exportation du pays de l'acheteur, si ce pays en délivre pour un véhicule situé à l'étranger.
Ce qui ne convient pas : l'acheteur part avec vos plaques et vous les renvoie plus tard. En Belgique, c'est contraire à toute la logique de la plaque — elle est liée à vous, et chaque dommage et chaque amende sur le trajet vous restent imputés ; rien ne dit que votre assurance interviendra.
Pour le paiement, la règle est celle de toute vente transfrontalière : les papiers et les clés seulement lorsque le montant est définitivement sur votre compte, vérifié dans votre propre application bancaire. Un virement instantané en euros rend cela possible même un samedi.