Aller au contenu
Retour aux guides

Vendre

Déclarations du vendeur : des réponses qui évitent les questions

6 min de lecture

La plupart des messages adressés à un vendeur posent les mêmes dix questions, chaque fois en d'autres termes et souvent dans une autre langue. Les déclarations du vendeur y répondent une fois, de façon fixe et lisible dans toutes les langues du site. C'est précisément pourquoi chaque réponse mérite le même soin qu'une ligne du contrat de vente.

Ce que sont les déclarations du vendeur, et ce qu'elles ne sont pas

Les déclarations du vendeur sont un catalogue fixe de questions fermées sur votre annonce : combien de clés y a-t-il, quand la courroie de distribution a-t-elle été changée, avez-vous la carte grise en votre possession, un financement est-il en cours ? Vous y répondez dans votre compte, au niveau de l'annonce, sous « Déclarations du vendeur » ; en tant que concessionnaire, dans le tableau de bord. Les réponses apparaissent sur la page du véhicule dans le bloc « Déclarations du vendeur », avec la date de la dernière modification.

Comme les réponses ne sont pas des phrases mais des valeurs fixes — Oui, Non, Je ne sais pas, un nombre, un mois —, un acheteur de Lyon ou de Milan les lit dans la langue dans laquelle il utilise le site, même si vous avez répondu dans une autre langue. Rien n'est traduit au passage, et rien n'est reformulé. C'est là le véritable avantage par rapport au texte de l'annonce : une question qui s'affiche de la même façon dans toutes les langues, plus personne n'a besoin de la poser par message.

Ce qu'elles ne sont pas : une vérification. Carvexia ne vérifie pas les réponses, et c'est d'ailleurs écrit sous le bloc : « Déclarations du vendeur, non vérifiées. » Les déclarations du vendeur sont facultatives. Elles ne remplacent ni la visite ni le contrat de vente, mais elles consignent ce que vous avez dit avant le premier échange.

Les questions que presque tous les acheteurs posent

Le catalogue est volontairement court et identique pour tous les véhicules. Il couvre les points sur lesquels les acheteurs butent le plus souvent, parce qu'ils ne ressortent ni des photos ni des champs de données.

Deux questions n'apparaissent que si elles correspondent à l'annonce : pour une voiture électrique, celle du câble de recharge ; et si, d'après l'annonce, le contrôle technique arrive bientôt à échéance ou a déjà expiré, celle de savoir s'il sera refait avant la remise. Sinon, l'un comme l'autre ne se remarque qu'à la remise — au moment où il est trop tard pour en tenir compte dans le prix.

  • Clés et papiers : le nombre de clés du véhicule, la présence du certificat de conformité (COC) et si la carte grise (le Fahrzeugausweis suisse ou la Zulassungsbescheinigung Teil II allemande) est en votre possession.
  • Entretien : quand la courroie de distribution a été changée pour la dernière fois (avec le mois, le kilométrage ou les deux — ou « Équipé d'une chaîne de distribution »), à quand remonte le dernier entretien avec justificatif et quand les pneus ont été remplacés pour la dernière fois.
  • Argent et origine : si un leasing ou un crédit est en cours, si le véhicule a été importé d'un autre pays et si vous pouvez vous charger de l'export ou de la désimmatriculation pour un acheteur étranger.
  • État : si des dégâts de grêle ou d'eau sont connus, si l'on a fumé dans la voiture, si un voyant d'alerte est allumé au tableau de bord, si un second jeu de roues est inclus et si des défauts sont connus.

Ne répondre que ce que vous savez avec certitude

En plus des réponses proprement dites, il existe « Je ne sais pas », et vous pouvez aussi laisser une question sur « Sans réponse ». Ni l'un ni l'autre n'est une faiblesse. « Je ne sais pas » pour la courroie de distribution dit à l'acheteur exactement ce dont il a besoin : il prévoit le remplacement dans son budget. Une date estimée, en revanche, il la lit comme un fait, et à ce titre, elle peut plus tard se retourner contre vous.

La frontière passe entre savoir et souvenir. Si vous savez que le dernier entretien a eu lieu en mars parce que la facture est dans le classeur, vous indiquez le mois. Si vous pensez que c'était « quelque part au printemps » et ne trouvez aucun justificatif, alors « Aucun justificatif » est la réponse honnête — la question porte expressément sur le dernier entretien pour lequel il existe un justificatif.

Lisez les questions attentivement. « Des dégâts de grêle ou d'eau sont-ils connus ? » porte sur ce que vous savez. « A-t-on fumé dans le véhicule ? » porte sur toute la vie de la voiture — si vous l'avez achetée d'occasion, vous ne le savez que pour votre propre période. Et le voyant d'alerte est un instantané : vérifiez moteur en marche plutôt que de répondre de mémoire. À l'inverse, « Je ne sais pas » n'est pas une échappatoire pour ce que vous savez. Une dissimulation reste une dissimulation, même dans une liste de choix.

Nommer les défauts sans ruiner le prix

« Des défauts sont-ils connus ? » est la seule question avec texte libre. Si vous répondez Oui, vous avez de la place pour une ou deux phrases. Ce texte n'est pas traduit : il apparaît dans sa version originale, avec la mention qu'il s'agit du texte libre du vendeur. Un acheteur qui ne lit pas votre langue le passe dans un outil de traduction, et cela fonctionne d'autant mieux que la phrase est simple.

La forme la plus utile est donc la plus courte qu'un tiers puisse retrouver : pièce, emplacement, constat. « Bosse sur le hayon en bas à gauche, de la taille d'un pouce environ. La climatisation refroidit faiblement. » Pas de tournures régionales, pas d'abréviations du jargon d'atelier. Des expressions comme « normal pour l'âge » ou « rien de grave » se traduisent mal et trahissent tout de même qu'il y a quelque chose.

Un défaut mentionné ruine rarement le prix. Qui le connaît avant de se déplacer l'a déjà intégré et vient quand même ; qui le découvre lui-même à la visite renégocie et se demande ce qui manque encore. Ce qui ne tient pas en deux phrases, comme un historique de réparations, a sa place dans le texte de l'annonce ou sur une photo. Les noms, numéros de téléphone et plaques d'immatriculation n'ont rien à faire dans le texte libre : il est public sur la page du véhicule.

Répondre aux questions des personnes intéressées

Les personnes intéressées peuvent joindre à leur demande jusqu'à cinq questions du catalogue. Vous les voyez au niveau de votre annonce comme questions en attente, et vous recevez souvent en plus un e-mail avec un lien qui vous permet d'y répondre directement. Le lien est valable deux semaines et pour une seule réponse ; ensuite, vous répondez aux mêmes questions dans votre compte ou votre tableau de bord, sous « Déclarations du vendeur ».

Sur la page du véhicule, ces questions figurent comme « en attente » tant qu'elles restent sans réponse, au plus aussi longtemps que le lien est valable, avec la mention que des personnes intéressées les ont posées. C'est neutre, pas une tache. Mais cela montre à chaque visiteur suivant quelle question est en suspens.

Votre réponse vaut pour tout le monde : elle apparaît sur la page du véhicule, y compris pour chaque personne intéressée qui viendra ensuite. C'est là tout l'intérêt — le cinquième message avec la même question n'arrive pas. C'est vous qui décidez si vous répondez et quand. Une question à laquelle vous ne voulez pas répondre, vous la laissez sur « Sans réponse ».

L'historique des modifications et pourquoi il vous protège

Chaque modification reste visible. Si vous remplacez une réponse, l'ancienne passe dans l'« Historique des modifications » sous le bloc, avec la période pendant laquelle elle valait ; pour les défauts, seule la réponse y figure, pas le texte libre remplacé. Tout visiteur de la page du véhicule peut le déplier et voir qu'en mai, les pneus figuraient encore avec « Je ne sais pas » et portent un mois depuis juin. Vous ne pouvez pas raccourcir l'historique ; un historique qu'on pourrait nettoyer en silence ne dirait rien à personne.

Cela ressemble à une contrainte, mais c'est surtout une preuve en votre faveur. Si un nouveau défaut apparaît après la mise en ligne — le voyant s'allume, la climatisation tombe en panne — et que vous l'ajoutez, la date à partir de laquelle il figurait est consignée. Cela ne dispense pas de le mentionner expressément lors de la vente, mais cela montre que vous n'avez rien caché. Une erreur qui apparaît corrigée dans l'historique vaut mieux qu'une erreur qui reste affichée jusqu'à la vente.

Pour les acheteurs, l'historique signifie à l'inverse : une réponse qui passe de « Non » à « Je ne sais pas » peu avant la visite mérite une question. Et qui pense qu'une déclaration est fausse la signale via « Déclaration inexacte ? Signaler », directement sous le bloc.

Les déclarations qui ont leur place dans le contrat de vente

Ce qui figure dans les déclarations du vendeur est une indication sur le véhicule, tout comme une phrase du texte de l'annonce. Un acheteur peut s'y fier, et une exclusion de la garantie légale ne couvre pas une indication fausse sur l'état. Il est d'autant plus important que le contrat de vente dise la même chose, ni plus ni moins.

Concrètement, les lignes des déclarations du vendeur passent dans le contrat : le nombre de clés, le certificat COC et la carte grise dans la liste des éléments remis, les défauts connus mot pour mot dans la liste des défauts. En cas de financement ou de leasing en cours, l'organisme financeur a son mot à dire sur le moment où la voiture peut changer de propriétaire ; en Allemagne, la Zulassungsbescheinigung Teil II (partie II du certificat d'immatriculation) se trouve alors souvent chez le financeur. Comment et quand le solde est remboursé doit figurer dans le contrat avant tout paiement.

« Je ne sais pas » y a aussi sa place, pour ce que c'est : « Remplacement de la courroie de distribution : inconnu du vendeur. » Ce n'est ni un engagement ni une lacune, mais l'état des connaissances consigné. Conservez en outre avec vos documents l'état des déclarations du vendeur au jour de la signature, en version imprimée ou en capture d'écran. Après la vente, l'annonce n'est plus publique, et avec elle disparaît le bloc sur la page du véhicule.

En stock, en lien avec cet article

Autres articles