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Juridique

Acheter une voiture encore sous crédit ou en leasing

7 min de lecture

Beaucoup de voitures sont financées ou en leasing, et certaines sont mises en vente avant d'être payées. Ce n'est pas une raison de passer son chemin — mais c'est une raison de respecter l'ordre dans lequel l'argent et les papiers changent de mains.

Détenteur ne veut pas dire propriétaire

Le permis de circulation ou le certificat d'immatriculation indique qui détient le véhicule, c'est-à-dire qui l'utilise, l'assure et paie les taxes. Il n'indique pas nécessairement à qui il appartient. Pour un véhicule financé, la banque peut détenir des sûretés ; un véhicule en leasing appartient à la société de leasing. Dans les deux cas, le détenteur ne peut pas en disposer seul.

Acheter à quelqu'un qui n'a pas le droit de disposer du véhicule, c'est risquer que la banque ou la société de leasing le réclame plus tard. Si et dans quelle mesure un acheteur de bonne foi est protégé, chaque pays le règle différemment, et s'en remettre à cela en cas de litige est la plus coûteuse de toutes les options.

Leasing : le vendeur n'est pas propriétaire

Un véhicule en leasing appartient à la société de leasing jusqu'à ce que le contrat prenne fin normalement ou soit soldé par anticipation. Le preneur de leasing ne peut pas le vendre ; il peut seulement convenir avec la société de leasing d'un rachat, après lequel le véhicule lui est transféré ou est transféré directement à un acheteur.

En Suisse, les sociétés de leasing font souvent inscrire dans le permis de circulation une mention qui bloque tout changement de détenteur sans leur accord — le fameux code 178. S'il figure dans le permis, le véhicule ne peut pas être transcrit à votre nom avant que la société de leasing ne le fasse radier. Posez la question avant de payer quoi que ce soit.

Crédit : le document est à la banque

Pour un financement automobile en Allemagne, la banque conserve généralement la Zulassungsbescheinigung Teil II (certificat d'immatriculation, partie II) à titre de sûreté jusqu'au remboursement du crédit ; en Autriche, c'est souvent le Typenschein (certificat de type). Un vendeur qui ne peut pas présenter ce document vend soit un véhicule financé, soit un véhicule pour lequel quelque chose d'autre cloche.

En Suisse, il n'existe pas de document de ce type qui désigne le propriétaire. Une réserve de propriété peut toutefois être inscrite au registre tenu par l'office des poursuites, au domicile de celui qui a acquis le véhicule sous réserve — c'est-à-dire du vendeur actuel. Les contrats de crédit peuvent en outre exclure une vente sans l'accord du prêteur. Demandez directement au vendeur si le véhicule est financé, et faites inscrire sa réponse dans le contrat.

Le rachat dans le bon ordre

L'erreur la plus fréquente est la plus évidente : virer la totalité du prix au vendeur, qui promet de s'en servir pour rembourser le crédit. Si le paiement à la banque n'a pas lieu, vous avez payé et vous ne recevez quand même pas les papiers.

La voie sûre passe par le créancier, pas par le vendeur :

  • Le vendeur demande à la banque ou à la société de leasing un décompte de solde écrit : montant, date de référence, coordonnées bancaires, numéro de châssis.
  • Vous payez le montant du solde directement au créancier, et le reste au vendeur.
  • Le créancier confirme la réception et libère le véhicule — avec le document qu'il conservait à titre de sûreté, ou avec son accord au changement de détenteur.
  • Ce n'est qu'ensuite que le véhicule, les clés et les papiers changent de mains.

Les documents à demander

Avant le paiement : le décompte de solde en original ou sous forme de document émis directement par le créancier, pas un tirage photographié, et une comparaison du numéro de châssis qui y figure avec celui du véhicule. En cas de doute, appelez la banque — au numéro indiqué sur son site web, pas à celui figurant sur le courrier.

Après le paiement : la mainlevée par écrit, le document restitué ou la radiation de la mention, et un contrat qui stipule que le véhicule est remis libre de tout droit de tiers. Conservez le tout ensemble ; c'est la preuve que vous avez acquis le véhicule auprès de la bonne partie.

Chez un professionnel, c'est souvent plus simple

Lorsqu'un professionnel reprend un véhicule financé, il solde en règle générale lui-même la dette restante avant de le revendre. En achetant chez un professionnel, on reçoit donc normalement le véhicule libre de droits de tiers.

« Normalement » signifie : faites-vous montrer lors de la remise les papiers qui le prouvent, et précisez dans le contrat que le véhicule est libre de toute charge. Un professionnel sérieux n'y voit aucun inconvénient, car il a lui-même fait la même vérification lors de la reprise.

Si vous vendez vous-même une voiture financée

Dans l'autre sens, la même chose s'applique, les rôles étant simplement inversés. Dites tôt aux personnes intéressées que le véhicule est financé, et demandez le décompte de solde avant les premières visites. Un acheteur qui voit que vous avez préparé la voie sûre négocie autrement qu'un acheteur qui n'apprend l'existence de la banque qu'à la remise.

Proposez de vous-même que l'acheteur paie le montant du solde directement à la banque. Cela lui évite de devoir vous confier la totalité de la somme, et vous épargne la discussion à ce sujet. Pour un véhicule en leasing, vérifiez d'abord avec la société de leasing si elle accepte une vente tout court.

Au-delà de la frontière

Lors d'un achat à l'étranger, ce sont les règles du pays d'immatriculation du véhicule qui s'appliquent — et le document qui y atteste la propriété ou la sûreté varie d'un pays à l'autre. Demandez au vendeur quel document détient la banque et faites-vous expliquer comment se déroule la mainlevée là-bas avant d'envoyer de l'argent.

Comment payer au-delà d'une frontière sans perdre d'argent, et quels documents une importation exige, fait l'objet d'articles distincts. Pour un véhicule financé, tout cela vaut doublement.

Les signaux d'alerte

Un véhicule financé n'est pas un signal d'alerte ; un vendeur qui le cache ou veut inverser l'ordre, si. La plupart des cas qui tournent mal suivent les mêmes schémas, et ils se manifestent généralement avant que l'argent ne circule.

Certains schémas reviennent régulièrement dans les ventes qui ne sont pas nettes :

  • Le document qui atteste la propriété ou la sûreté « est encore à la banque et suivra ».
  • Le vendeur veut recevoir lui-même la totalité du montant et payer la banque « juste après ».
  • Le nom figurant sur le permis de circulation ne correspond pas au vendeur, et l'explication reste vague.
  • Un acompte doit « réserver » la voiture. Carvexia ne propose ni réservation, ni acompte, ni séquestre ; qui propose cela au nom de la plateforme ne le fait pas par notre intermédiaire.
  • La pression du temps : un autre acheteur qui viendrait soi-disant demain.

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